Le Spiritisme sera christique ou il ne sera pas.

René Kopp

 

 

   
   

 

Il s'agit de trouver le moyen de présenter de façon non religieuse le message chrétien aux hommes désormais non religieux.
Le monde est devenu "majeur" et il a besoin d'un christianisme sans religion où Dieu ne paraît pas comme la réponse à la faiblesse de l'homme.
Le christianisme conventionnel est fini, ainsi que la théologie qui lui est étroitement liée.

Alain Woodrow
journaliste

 

 

 
Le pourquoi de la vie…
 


L'homme est ainsi fait : la lumière du soleil le laisse dans l'obscurité ;
il ne discerne rien qu'à la lueur des feux qui consument et dévastent.

F. Robert de Lamenais

 

Qui donc ira compter les batailles perdues le jour de la victoire ?

Bjørnestjerne Bjørnson

 

Aucune doctrine n'est plus belle ni plus explicative que celle de la réincarnation, jointe à la notion de l'évolution animique marchant de pair avec l'évolution organique ; nulle ne s'accorde mieux avec les sciences et avec la conception si grandiose de l'unité et de l'universalité de la vie.
Elle explique tout, elle embrasse tout, elle synthétise tout.

Léon Chevreuil

 

 
Spirite
   

Quel que soit le monde où il se réincarne, l'Esprit, dont la connaissance s'accroît à mesure que l'âme vieillit, devra passer par des états de souffrance successifs car il souffre de tout le mal qu'il a fait et aussi de tout le bien qu'il aurait pu faire et qu'il n'a pas accompli. La souffrance étant attachée à l'imperfection, c'est sur ses propres défauts que l'Esprit bâtira sa vie future en choisissant des épreuves susceptibles de lui faire expier ses fautes car l'Esprit est toujours l'arbitre de son propre sort. Il souffrira par où il a péché car tout effet a une cause, c'est la loi de cause à effet, la loi de karma ; karma, ce mot rebute beaucoup, mais le nom important peu à la chose, quel que soit le nom -car on pourra employer celui que l'on veut- la loi de karma reste celle par laquelle l'homme récolte ce qu'il a semé soit dans ce monde, soit dans un autre.

Infaillible et inexorable justice : « Qui frappe avec le glaive périra par le glaive ! »

Là est son châtiment : l'égoïste subira l'isolement ; il sera abandonné de tous ; l'orgueilleux sera plongé dans les ténèbres ; il essuiera les dédains, les railleries, les insultes de ceux qu'il a jadis écrasés du poids de son orgueil.
Aussi, quand l'homme sera convaincu -comme nous, Spirites, le sommes aujourd'hui- que lorsque l'âme abandonne son corps après une vie d'erreurs, elle devra affronter, dans un autre plan, un état de souffrances et d'obscurité, temporaire certes, mais dont elle ne pourra se dégager qu'au prix de son travail et de ses efforts ; lorsqu’il pourra admettre qu’il le fera avec l'aide des Esprits-Guides qui vont travailler à lui faire comprendre qu'elle n'atteindra au Bien que si elle travaille pour le bien, et qu'elle ne pourra s'approcher ou atteindre la perfection que si elle lutte avec vigilance pour ce faire, il possédera alors une solution pour la moralisation de sa vie, et partant un levier puissant pour la moralisation de la société.

Théorie un peu dérangeante pour ceux qui se sécurisent en adhérant inconditionnellement à la doctrine créée par les hommes du rachat de l'Humanité par le sacrifice et la mort du Christ, et qui sont persuadés, puisque l'Eglise l'enseigne, qu'il suffira d'un repentir de dernière minute -associé bien sûr à ce sacrifice anticipé- pour que Dieu efface les erreurs. Nous verrions alors le criminel odieux qui a assassiné, dans leur sommeil, ses victimes qui meurent sans être en état de grâce et qui, partant, seront jetées "en Enfer", sauvé pour toujours parce qu'il se sera confessé avant de mourir et qu'il aura exprimé le regret de sa faute !… Où est la logique d'une telle situation : les victimes expiant éternellement, les coupables rachetés par le sacrifice d'un Etre d'Amour et de pureté !…

« Cette loi de la réincarnation montre d'une manière éclatante la souveraine justice régnant sur tous les êtres. Les épreuves effrayantes dont souffrent certains d'entre nous sont, en général, la conséquence de leur conduite passée : le despote renaît esclave, la femme adultère, vaniteuse de sa beauté reprendra un corps infirme, souffreteux, l'oisif reviendra mercenaire, courbé sous une tâche ingrate.
Celui qui a fait souffrir, souffrira à son tour. »

Léon Denis
Après la mort

 

« Sans la croyance aux vies antérieures et à la préexistence, rien ne pourrait s'expliquer, ni la venue d'une âme neuve dans ce mauvais monde de la Terre, ni les infirmités parfois irrémédiables du corps, ni les maux qui l'affligent, ni la répartition disproportionnée des richesses, ni l'inégalité des intelligences et de la moralité.
La justice de Dieu disparaît dans le monstrueux fantôme du hasard. On ne comprend ni ce qu'est l'Homme, ni d'où il vient, ni où il va ;
le péché originel ne rend pas compte du sort particulier des individus, étant le même pour tous. Il laisse subsister, grossièrement entendu, toutes les difficultés en y ajoutant une iniquité révoltante. Admettez au contraire, la préexistence, et le dogme du péché brille de tout son éclat en devenant le résultat des fautes personnelles dont l'âme coupable doit se purifier.
La préexistence, admise dans le passé, entraîne logiquement la succession des existences dans l'avenir pour toutes les âmes qui ne sont pas arrivées au but et ont encore des souillures à laver, des imperfections à effacer.
Pour entrer dans ce cercle du bonheur et quitter le cercle des voyages, il faut être pur. »

André Pezzani
La pluralité des existences de l'âme

 

Souvenons-nous qu'on reconnaît l'arbre à ses fruits et qu'un mauvais arbre ne peut produire de bons fruits. Appliquons ce constat au Spiritisme et parce qu'on ignore trop souvent que le Spiritisme prouve, qu'il moralise, qu'il console, qu'il élève l'âme, on considère les manifestations spirites comme une curiosité, comme une distraction, mais Allan Kardec a montré qu'il y a là sujets nombreux à méditations sérieuses et que le Spiritisme, à la fois doctrine et science, englobe et solutionne toutes les questions intéressant l'Humanité, car par lui il nous est donné de découvrir et de connaître les vraies raisons de nos divers passages ici-bas, qui nous font comprendre que toutes les injustices, causes de tant de révoltes, existent seulement en apparence.
L'homme est envoyé sur Terre pour perfectionner son âme par le truchement de son corps, et l'âme immortelle a besoin, pour se transcender, de nombreux séjours dans les mondes matériels. Acceptons donc de comprendre que nous ne vivons pas une seule vie comme un éclair entre deux néants, mais que nous vivons plusieurs existences pour nous racheter et parvenir à la perfection. D'âge en âge, de race en race, nous poursuivons un lent progrès. La pluralité des existences est une clé qui ouvre des horizons nouveaux en expliquant les choses incomprises ou inexplicables ; elle concilie tous les événements de la vie avec la justice et la bonté de Dieu, excluant la notion de peines éternelles.

Le Spiritisme ne s'oppose pas au Christianisme, dont il est la confirmation car, comme lui, il tient tout entier dans ces mots : aimer Dieu par-dessus tout et le prochain comme soi-même, pardonner les offenses, ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas qu'il nous soit fait, savoir offrir la charité… Il apprend aux hommes que ce sentiment du devoir envers le prochain doit être cultivé et pratiqué ; il leur apprend que leurs actions, et non la foi, donnent le bonheur suprême, que le travail ennoblit. Il combat l'athéisme et le matérialisme car, doctrine philosophique, il a, comme toute philosophie spiritualiste, des conséquences religieuses car il touche obligatoirement aux bases essentielles et fondamentales de toutes les religions : Dieu, l'âme et la vie future ; mais il n'est point une religion constituée, il n'a pas de prêtres, il n'a pas de temples.
Il réclame une application pratique des principes enseignes par le Christianisme. Il n'enseigne rien de nouveau, il dit qu'un rapport avec l'Au-delà a existé de tous les temps, fournissant la preuve que l'homme ne cesse pas de vivre après la mort de son corps.
La foi dogmatique de l'Eglise croit en l'immortalité de l'âme mais la foi reste une hypothèse tant que les preuves manquent. Le Spiritisme donne ces preuves, des preuves qui triomphent sur la mort dont elles atténuent le côté effrayant. Il proclame la liberté de conscience comme un droit naturel, et cette liberté de conscience il la réclame pour tout le monde et, partant, pour les siens.
Il respecte toutes les convictions et ne fait que demander la réciprocité pour lui.
Il expose ses doctrines mais, bien que source infinie des purs enseignements et des hautes aspirations, il ne les impose à personne : il veut être accepté librement, par seule conviction.
Il ne vient pas saper les fondements de la religion et y substituer un culte nouveau ; il s'est répandu dans le Monde entier en anéantissant l'idée d'un Dieu terrible et d'un lieu de damnation éternelle : l'Enfer, et il a éveillé l'espérance de revoir un jour nos disparus.
Il ne cherche à détourner personne de ses convictions religieuses -catholiques ou autres- car il ne s'adresse pas à ceux qui ont une foi et à qui cette foi suffit, mais à ceux qui n'étant plus satisfaits des croyances qu'on leur a données, les ont désertées et cherchent quelque chose de mieux parce qu'arrivant au même constat que celui déjà fait par M.D. Metzger à la fin du dix-neuvième siècle :
« Le catholicisme a manqué à toutes ses promesses.
Il devrait être la justice, et l'injustice continue de régner sur la Terre. Il devrait être l'amour, et le fanatisme existe, d'autant plus vivace que les pays sont plus catholiques. »

Et Ed. Schuré ajoutait :
« Ce que le Grec possédait dans ses rites au milieu de ses temples et de ses dieux, ce que l'homme du moyen âge trouvait dans sa cathédrale, l'homme moderne le cherche en vain dans le désert de sa vie morale.
Nous dépérissons dans notre civilisation compliquée, mais déplorablement vide et qui ne satisfait aucun des instincts profonds de notre âme.
Les sciences spéciales avec leurs stériles formules nous cachent la nature. L'Eglise momifiée, monopolise et pervertit la religion qui est le besoin de l'Infini, et la vie sociale avec son absence de franchise et ses petitesses conventionnelles nous dérobe notre humanité.
Il ne tient qu'à nous de la reconquérir. »

Le Spiritisme, enfant du Christianisme, est une philosophie basée sur la croyance en la vie de l'Esprit qui continue après la mort du corps.
Il repose sur la morale du Christ et nous offre la vraie notion du pourquoi de la vie ;
il est une porte entrebâillée sur un monde réel mais encore trop inconnu ;
il est l'espérance certaine qui se lève pour les malheureux qui souffrent.
En nous offrant la vraie notion de la vie, et partant celle de la destinée, en faisant notre éducation morale,
il peut nous aider à devenir meilleurs.
Par l'assurance que tout n'en finit pas avec la mort du corps, il nous réconforte et nous console en nous donnant la certitude que rien ne nous sépare de ceux que nous avons aimés et qui nous ont quittés, car « les morts ne sont pas les absents, ce sont les Invisibles. » [Victor Hugo]
Par la loi de karma qui éclaire d'un jour nouveau nos épreuves et nos souffrances, il nous permet de vivre les instants douloureux de nos vies dans une résignation plus grande, d'affronter cette souffrance et ces épreuves, de les dépasser et de nous élever sur elles, car les épreuves et les souffrances sont une loi de Dieu, le creuset de l'Humanité, le haut fourneau d'où s'écoulera en fusion le métal précieux de nos vies futures.
Le Spiritisme nous permet de retrouver notre croyance en Dieu, car ceux qui croyaient à peine à Dieu et à leur âme commencent à y croire ; ceux qui ne savaient ce qu'était que prier, prient maintenant avec ferveur ; ceux qui ne mettaient pas -ou plus- les pieds dans une église, commencent à y aller pour se recueillir : le Spiritisme nous permet de retrouver ou de laisser enfin s'exalter notre foi en sublimant l'adhésion profonde de l'esprit et du cœur. Cette adhésion inconditionnelle se doit cependant d'être sans outrance pour parvenir, à travers un "mysticisme modéré", c'est-à-dire à travers la simple acceptation d'une possibilité de communication intime de l'Homme avec Dieu -ce, bien sûr, sans atteindre à la folie mystique- à la symbiose définitive Humain-Divin.
En confirmation, ces quelques lignes d'une lettre que j'ai reçue parmi tant d'autres :
« …Quoique née et baptisée dans la religion catholique, apostolique et romaine, depuis trente ans, c'est-à-dire depuis ma première communion, j'avais oublié mes prières et le chemin de l'église ; en un mot, je ne croyais plus à rien qu'à la réalité de la vie présente.
Le Spiritisme, par une grâce du Ciel, est enfin venu m'ouvrir les yeux ; aujourd'hui, les faits ont parlé pour moi ; je leur dois de croire avec sincérité, avec reconnaissance, à tous les miracles que l'Eglise nous donne comme articles de foi, et que, jusqu'à présent, j'avais regardés comme des symboles, ou plutôt, l'avouerai-je, comme des rêveries. Je leur dois une quiétude d'âme que jusqu'alors je n'avais pu obtenir, quels qu'eussent été mes efforts ; je leur dois la foi, la foi sans bornes, sans réflexion, sans commentaire, la foi enfin telle que la Sainte Eglise la commande à ses enfants, telle que le Seigneur doit l'exiger de ses créatures, telle que notre divin Sauveur l'a prêchée, de paroles et d'exemple.
Je crois non seulement à Dieu et à l'âme, mais à la vie future heureuse ou malheureuse ; je crois en un Dieu juste et bon, qui punit les actes mauvais et non les croyances erronées.
Comme un muet qui recouvre la parole, je me suis souvenu de mes prières, et je prie, non plus des lèvres et sans comprendre, mais du cœur, avec intelligence, foi et amour. Il y a peu de temps encore, j'aurais cru faire acte de faiblesse en m'approchant des sacrements de l'Eglise ; aujourd'hui je crois faire acte d'humilité agréable à Dieu en les recevant… »

A toute foi il faut une base et cette base n'est-ce pas l'intelligence de ce qu'on doit croire, car pour croire, il ne suffit pas de voir, mais il faut surtout comprendre.
A toutes les attaques, aux arguments d'une dialectique trop souvent spécieuse, il offre un faisceau de preuves qui peu à peu fissureront les murs épais et solides des barrages de la science…
L'idée de la survivance de l'âme commence, en effet, à faire son chemin dans les milieux les plus réfractaires, car, malgré ses victoires, la science est dans une impasse où elle ne pourra rien expliquer si elle ne place à côté et au-dessus du monde de la matière, le monde éternel et impérissable de l'Esprit…

Doctrine de bonté et d'altruisme, le Spiritisme nous apprend également la pratique de la charité en pensées, en paroles, en actions, et seuls ceux qui, par ailleurs, ne nourriront pas en leurs âmes des sentiments d'animosité, de rancœur, de haine, de jalousie, pratiqueront réellement le Spiritisme, ce Spiritisme qui devrait tout naturellement attirer à lui les êtres qui souhaitent élever leurs pensées au-dessus des querelles humaines et qui cherchent à offrir les semences d'espoir, d'abnégation et de sacrifice, qui, en germant et en grandissant, pourraient détruire, en les étouffant, ces germes de l'ivraie de la discorde et de la haine, trop répandus et trop enracinés dans les terrains des âmes.

Nous sommes, il faut avoir le courage de le constater, à une époque terrible de l'histoire de l'Humanité : de tous côtés, les nuages s'amoncellent et l'orage gronde…
L'absence de morale est l'un des principaux motifs de la décadence de nos sociétés et l'anarchie règne dans les idées. La nature humaine, -qui n'a pas de repères pour se diriger sur la mer houleuse des passions- part à la dérive. Seules les grandes garantes des valeurs : l'éducation et la religion pourraient lui faire éviter les écueils mais l’éducation traite trop superficiellement de ces valeurs ; le sentiment religieux s'est attiédi, la laissant peu à peu à la merci du matérialisme et à son égoïsme indifférent.

Chercher dans le Spiritisme ce qui peut nous améliorer, c'est là l'essentiel, car lorsqu'ayant travaillé au progrès moral, les hommes seront meilleurs, les bases véritables et les plus solides fondements de toutes les améliorations étant posés, il en découlera en conséquence des réformes sociales utiles.
Même si nous sommes dans le doute de ces vérités, faisons tout simplement le bien en nous souvenant que les erreurs de l'Esprit pèsent moins dans la balance de Dieu que les erreurs du cœur.

Pour faire comprendre aux hommes qu'ils sont frères en Dieu et par Dieu, et partant qu'ils sont solidaires les uns des autres, il faut autre chose que des arguments de sentimentalité.
Il faut un idéal à l'être humain…

Pour vaincre l'égoïsme, pour développer les sentiments d'altruisme, de solidarité, de fraternité, de justice, il faut d'autres convictions que celles qui représentent la vie comme un éclair entre deux néants :
le seul changement capable de régénérer une société est le changement de l'âme humaine, le changement dans l'amour, la charité et l'abnégation, qui seul entraînera cette régénération.
Pour cela même, il faut l'éclairer, lui faire comprendre qu'elle possède en elle-même les instruments de son élévation. Il faut lui rappeler que la haine est un levier exécrable qui ne produit que drames et ruines, et que l'Amour universel, loi sublime qui devrait relier tous les êtres, produit l'harmonie.
Il faut inculquer à la jeunesse ces principes d'amour fraternel qui étouffera l'égoïsme et bannira, par la charité, l'indifférence inhumaine et l'intolérance.

Le Spiritisme, synonyme d'affranchissement intellectuel et de paix morale, confirme cette vérité par ses révélations qui, dans le sens de la foi religieuse, sont les révélations des choses spirituelles dont la connaissance ne peut être donnée que par Dieu ou par ses messagers, par l'inspiration : les fins dernières de l'homme, sa place dans l'univers, d'où il vient, où il est et ce qu'il est, et où il ira… Il est le symbole même de cette révélation faite à certains êtres par divers moyens : l'audition, la parole, l'écriture, l'inspiration pure et simple, la vue des Esprits instructeurs dans les visions, les apparitions -en rêve ou à l'état de veille- ainsi qu'on en voit maints exemples dans la Bible et l'Evangile.

Victor Hugo a dit :
« Eviter le phénomène spirite, lui faire banqueroute de l'attention à laquelle il a droit, c'est faire banqueroute à la vérité. »

Portons-lui donc attention !…

 
Le pourquoi de la vie…